Propagande

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La domination des animaux est systémique. C’est-à-dire qu’elle se retrouve dans toutes les institutions de notre société mais aussi dans les mœurs. Cette discrimination est établie comme norme et les individus sont donc conditionnés selon ces valeurs.

Le fait de participer à la domination des animaux et de la soutenir n’a donc pas été choisi en pleine conscience. C’est le résultat d’une éducation dogmatique qui confère des privilèges sur les autres animaux.

Nous n’aimons pas avoir tort.
Nous n’aimons pas nous priver.
Nous n’aimons pas les injonctions.

Notre cerveau va donc mettre en place des moyens de ne pas changer nos habitudes, maintenir notre estime de nous, et ne pas avoir à dépenser de l’énergie en réflexion, en changement de mode de vie, etc.

Soutien du choix

Par exemple le « biais de soutien du choix » consiste à être positif quant aux choix que nous faisons, même si ce ne sont pas les meilleurs. C’est une forme de biais de rationalisation (qui vise à justifier par la logique un choix après l’avoir fait) et de perception sélective (tendance à interpréter de manière sélective ce que l’on observe selon nos intérêts, notre situation sociale, notre expérience et nos attitudes).

Ce qui n’a aucun sens, puisque le choix n’a jamais été fait. Mais ne pas défendre une pratique que l’on a depuis des années serait reconnaître que nous ne sommes pas aux commandes de nos actions et que nous sommes dans l’erreur, ce qui est coûteux pour l’acceptation de soi.

Nous ne pouvons pas nous percevoir comme de mauvaises personnes.

Nous allons donc présumer que si nous avons fait un choix c’est qu’il est juste ou que nous n’avions pas le choix de le faire.

C’est ainsi qu’un discours éthique qui vise simplement à faire prendre conscience d’une injustice et d’en protéger les victimes est relégué au rang de prosélytisme liberticide.

Lorsque nous informons et faisons réfléchir sur la condition animale, nous nous battons contre un système dominant de croyances millénaires. Nos interlocuteur·rices pensent être « modéré·e·s », « neutres », « normales·ux » et donc dans le vrai.

Les publicités ne sont donc que l’expression de cette normalité et les propos dissidents (même factuels) de la propagande. Pourtant, les faits ne peuvent par définition pas être de la propagande ; alors que la manipulation, le mensonge, la dissimulation de la réalité… Qui se cachent derrière la publicité est l’essence même de la propagande.

  • L’argument d’autorité (accorder de la valeur à un propos en fonction de son origine plutôt que de son contenu) est l’apanage de la publicité
  • Le biais de simple exposition aussi (phénomène qui fait que la probabilité d’avoir un sentiment positif envers quelqu’un ou quelque chose augmente par l’exposition répétée à cette personne ou à cet objet).

La propagande

La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion, mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l’adoption de comportements au sein d’un public-cible. Ces techniques sont exercées sur une population afin de l’influencer, voire de l’endoctriner.

La propagande repose donc sur le fait de minimiser la réflexion autonome et rationnelle au profit de l’affectif (peur, flatterie, colère…).

L’esprit critique est un outil qui nous permet de nous protéger et de faire nos choix de manière plus pertinente.

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