Justification

ATTENTION : Ce visuel n'a pas pour but de dire qu'il n'y a pas de raison valable de casser des vitrines.

Vous l’aurez remarqué, chacun des arguments de ce visuel est régulièrement utilisé pour défendre l’exploitation et la domination des autres animaux. Ces arguments ont l’air absurdes lorsqu’on s’en sert pour défendre le fait de briser des vitrines. Pourtant, ils sont tout aussi absurdes pour défendre l’exploitation animale :

  • Le problème c’est […] de façon industrielle.
    Cette critique ne peut être valable que si c’est le sujet. Or, quand on parle de spécisme ou de vitrine, c’est sans rapport.
  • Chacun est libre de […] ou pas.
    Cette position est oppressive si elle ne tient pas compte de la liberté d’autrui.
  • On le fait depuis que […] existent.
    Sophisme : appel à l’ancienneté.
  • […] aurait été cassé·e / serait mort·e tôt ou tard.
    Il y a une différence entre l’usure, la casse accidentelle ou mourir de vieillesse / maladie / accident… Et le fait de casser / tuer volontairement.
  • Casser des vitrines est une tradition.
    Si si. Une tradition antifasciste, révolutionnaire…
    Et c’est un sophisme : l’appel à la tradition.
  • Casser des vitrines est un loisir, un sport, une passion.
    Rien ne permet de penser qu’un loisir ne peut pas nuire. Une fois encore c’est une réponse à côté du sujet.
  • On en a besoin pour vivre.
    C’est faux. Mais il en va de même pour l’exploitation animale. Et si on suit la logique « Il y a des pays dans lesquels il faut casser des vitrines pour survivre » cela ne justifie pas de le faire quand on peut s’en passer.
  • C’était une […] locale.
    Parler d’écologie est hors sujet. Le problème concerne les animaux. « Bien faire » quelque chose de problématique ne rend pas cette chose acceptable.
  • […] a eu une bonne vie.
    Le bonheur n’est pas un critère permettant de disposer de la vie d’autrui.
  • L’éthique est subjective.
    Le relativisme moral est un argument qui est souvent défendu pour faire n’importe quoi mais rarement quand c’est à ses propres dépends.
  • Elle n’a pas souffert.
    Le problème de la destruction n’est pas la souffrance mais le fait de priver autrui de sa liberté. D’où le fait qu’il n’y a pas de problème avec l’euthanasie humaine lorsque la personne fait ce choix en toute conscience ou est en état de mort cérébrale.
  • J’assume.
    Impossible par définition. Mais nous y reviendrons dans un prochain visuel.

 

Bien sûr, il est insensé de comparer la destruction d’une infrastructure avec la destruction d’êtres sentients. Nous nous sommes permis de pousser le parallèle jusqu’au bout afin de montrer l’incohérence des propos qui servent à défendre l’injustice.

La destruction des vitrines et abattoirs est également sans rapport avec l’exploitation animale du fait que ce sont des actes d’opposition à un système oppressif dominant. Il vise à protéger les opprimé·e·s et non à en tirer partie contrairement aux boucher·e·s, aux éleveur·se·s, aux industries spécistes…

Une nuance de plus :

Ce visuel n’a pas pour but de se moquer mais bien de montrer l’absurdité d’un discours.

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