Chacun•e ses facteurs

Un des conflits principaux qui ronge le mouvement de libération des animaux en son sein est la question du « chacun son rythme ».

La première tendance tend à estimer que l’abolition doit être immédiate et qu’il faut donc devenir végane au plus vite.

La seconde tendance, se revendiquant de la tolérance, affirme que la transition vers le véganisme doit se faire progressivement pour ne pas se forcer.

La première tendance est juste sur le plan pratique : il faut obtenir l’abolition le plus rapidement possible. Mais elle omet un élément essentiel. Appelons le « facteur déterminant ».

La seconde tendance, en revanche, prend en compte le fait qu’il n’est pas facile de changer de mode de vie mais en ignore les raisons.

Le changement

Nous changeons une fois que notre dissonance cognitive (tension interne résultant d’une incompatibilité entre actes et convictions) est à son paroxysme et qu’on ne peut plus accepter de continuer à vivre comme nous le faisions sans ressentir un mal être ⑴.
Il faut donc contribuer à augmenter cet état de dissonance chez l’autre, mais le temps n’aide pas à changer, puisqu’il permet de banaliser l’information.

Ainsi, il est essentiel de comprendre que le changement s’opère grâce à divers facteurs / causes qui vont augmenter la dissonance cognitive (c’est-à-dire permettre à la personne de culpabiliser).

Il est donc impératif de prendre en compte :
– la dimension affective de l’interlocuteur·rice ;
– son contexte ;
– ses connaissances ;
afin de communiquer efficacement avec.

L'acceptation

Nous devons accepter le fait que certain·e·s soient loin de regrouper les facteurs nécessaires au changement. Cela ne signifie pas que leur position est morale mais que nous devons nous adapter afin de leur fournir les éléments qui leur permettent de changer, tant dans les informations que dans le ton employé et le choix du moment pour aborder le sujet.

Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez vous renseigner sur le déterminisme. Merci à Grain de philo pour sa vidéo qui traite du sujet :
https://www.youtube.com/watch?v=u3lapME67VI

N’oublions pas que le but est de libérer les animaux au plus vite et donc d’être efficace.
Pour cela nous avons besoin de savoir communiquer et d’avoir un discours pertinent.

⑴ Le changement n’est pas la seule manière de gérer une dissonance cognitive mais c’est la seul qui soit bénéfique.

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